Collège des Barnabites de Lescar, Béarn, Lucq, Gascogne

Collectivité


Nom Collège des Barnabites de Lescar, Béarn, Lucq, Gascogne

Lieu

Personnes liées


Objets liés


Possession d'exemplaires

Notes


Les Barnabites de Lescar : religieux appartenant aux clercs réguliers. Leur nom provient de l’église Saint-Barnabé, à Milan. A l’origine, ils étaient désignés comme les « Pères de Saint-Paul, le Décollet ». Cette communauté religieuse fut fondée par Antoine-Marie Zaccharia, en 1530. A la demande d’Henri IV auprès du Pape Paul V, les Barnabites furent envoyés en Béarn, à Lucq et en Gascogne, contre « l’hérésie protestante ». Les Barnabites fondèrent un monument, actuellement occupé par l’annexe du lycée Saint-Cricq de Pau. Débutée en 1755, durant l’Episcopat de Hardouin de Châlon, la construction du Collège de Lescar fut achevée en 1773, par l’architecte Joseph Bayrou de Lescar. Les Barnabites faillirent quitter Lescar pour occuper l’Université de Pau, lors de l’expulsion des jésuites. La maison Giraudy leur aurait peut-être appartenu, d’après l’étude du Colonel Maurice Coustau consacrée à la comptabilité des Barnabites. La bibliothèque de cette communauté religieuse était importante, si l’on se rapporte au témoignage du Père Louis Jacob. Cependant, la plupart de manuscrits existants ont disparu lors de a Révolution. Seulement trois d’entre eux furent retrouvés et sont actuellement conservés actuellement à la bibliothèque municipale de Pau ». Certains anciens élèves des Barnabites sont restés célèbres, parmi lesquels : Labourt (avocat au Parlement de Pau) ; Jean de Gassion (fils du Président du Conseil-Souverain du Béarn) ; Fondeville de Lescar (auteur d’une pastorale) ; le Comte de Saint-Cricq (général des Douanes, ministre d’Etat, Pair de France) ; Théophile de Bordeu (médecin de Louis XV). Les Barnabites bénéficiaient d’une aide financière prodiguée à la fois par l’Abbaye de Lucq de Béarn et de la seigneurie d’Estos. Portant le titre de « seigneurs d’Aubertin » et de la « Commanderie de Saint-Lazare de Lespiau », ils étaient aussi co-patrons de la cure d’Aas et d’Assouste et assurèrent temporairement la direction du séminaire d’Oloron, car ils furent suspectés de Jansénisme. En procès avec les Bénédictins de Guyenne (se présentant comme les héritiers légitimes de l’Abbaye de Lucq), les pères Barnabites furent aussi en conflit avec l’Evêque de Revol et avec le curé de Saint-Martin de Pau, Desbarrats, avec Ramon de Castain (prébendier de Saint-Onufre de Cescau, avec la Commanderie d’Aubertin, avec les habitants de Morlanne. Connus pour être procéduriers, cette réputation persista à la Révolution. Le 28 janvier 1791, par décret de l’Assemblée Nationale, l’inventaire des pères Barnabites fut réalisé (effets présents dans les chambres, matériel de cuisine, réfectoire, boulangerie, chapelle des Barnabites et des salles de pensionnat. A la Révolution, le Collège fut occupé et utilisé comme maison de détention : livres et archives y furent brulés. La bibliothèque qu’ils avaient constituée était destinée à leur usage et à celui de leurs élèves (ces derniers ont d’ailleurs laissé des graffiti sur certains ouvrages).

Référentiels


Bibliographie et sources


Bibliographie détaillée

  • « Les ordres religieux de Lescar aux XVIIe et XVIIIe siècles », Denis Labau, Lescar. Regards sur son histoire (Des origines au Concordat), 1991, Presses de la Sai Biarritz », Pau, pp.173-183.

Notice créée le 18 octobre 2017 par Ventrella-Proust Giulia et modifiée le 18 octobre 2017

Pour citer cette fiche
Base de données Editef : Collège des Barnabites de Lescar, Béarn, Lucq, Gascogne - Fiche collectivité n°212, Dernière mise à jour le 18 octobre 2017, editef.univ-tours.fr/fr/collectivite/212/.